Aujourd'hui, nous sommes le vendredi 13 mars de la troisième semaine de Carême.
Je désire vivre ce temps de prière comme un don de toute ma personne à la présence du Dieu de la vie. Je prends une position apaisée, je fais silence en moi, j’ouvre mes mains pour recevoir cette Parole, j’ouvre mon cœur Seigneur, à ton amour.
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen
Nous écoutons le chant : “Sois fort, soit fidèle, Israël”, chanté par les moines de l’abbaye d’En Calcat.
1. Sois fort, sois fidèle, Israël,
Dieu te mène au désert ;
C’est lui dont le bras souverain
Ouvrit dans la mer
Un chemin sous tes pas.
2. Oublie les soutiens du passé,
En lui seul ton appui !
C’est lui comme un feu dévorant
Qui veut aujourd’hui
Ce creuset pour ta foi.
3. Il veut par delà le désert,
Te conduire au repos ;
Sur toi resplendit à ses yeux
Le sang de l’Agneau
Immolé dans la nuit.
4. Poursuis ton exode, Israël,
Marche encore vers ta joie !
La vie jaillira de la mort,
Dieu passe avec toi
Et t’arrache à la nuit.
Poursuis ton exode, Israël,
Marche encore vers ta joie !
La lecture de ce jour est tirée du chapitre 14 du livre d’Osée.
Ainsi parle le Seigneur : Reviens, Israël, au Seigneur ton Dieu ; car tu t’es effondré par suite de tes fautes. Revenez au Seigneur en lui présentant ces paroles : « Enlève toutes les fautes, et accepte ce qui est bon. Au lieu de taureaux, nous t’offrons en sacrifice les paroles de nos lèvres. Puisque les Assyriens ne peuvent pas nous sauver, nous ne monterons plus sur des chevaux, et nous ne dirons plus à l’ouvrage de nos mains : “Tu es notre Dieu”, car de toi seul l’orphelin reçoit de la tendresse. » Voici la réponse du Seigneur : Je les guérirai de leur infidélité, je les aimerai d’un amour gratuit, car ma colère s’est détournée d’Israël. Je serai pour Israël comme la rosée, il fleurira comme le lis, il étendra ses racines comme les arbres du Liban. Ses jeunes pousses vont grandir, sa parure sera comme celle de l’olivier, son parfum, comme celui de la forêt du Liban. Ils reviendront s’asseoir à son ombre, ils feront revivre le froment, ils fleuriront comme la vigne, ils seront renommés comme le vin du Liban. Éphraïm ! Peux-tu me confondre avec les idoles ? C’est moi qui te réponds et qui te regarde. Je suis comme le cyprès toujours vert, c’est moi qui te donne ton fruit. Qui donc est assez sage pour comprendre ces choses, assez pénétrant pour les saisir ? Oui, les chemins du Seigneur sont droits : les justes y avancent, mais les pécheurs y trébuchent.
Textes liturgiques © AELF, Paris
1. “Puisque les Assyriens ne peuvent pas nous sauver, nous ne monterons plus sur des chevaux”. Dieu appelle Israël à renoncer à ses vues humaines, à ses alliances diplomatiques, à sa domination. Dieu veut un peuple vulnérable mais fidèle, non pas puissant mais aimant. Et moi, de quels chevaux dois-je descendre ? Quelles stratégies dois-je abandonner pour revenir à Dieu ?
2. Dans ce passage, la nature est expressément “révélation” de l’action de Dieu : une action lente qui s’enracine, une action discrète mais bienfaisante comme la rosée, une action pure comme le lys. Pousse, feuillage, racine, fleurs, tout croît et s’étend. Je pense au Seigneur de la vie dont le printemps me révèle l’action.
3. Les arbres donnent une ombre… Le froment est moulu…La vigne donne le vin… Ce ne sont pas des individus isolés mais tout un peuple qui va pouvoir se rassembler et se réjouir pour le festin qui se dessine ; tout un peuple qui est sauvé ensemble. Je médite cela.
Osée me propose des paroles à dire au Seigneur : que le murmure de mes lèvres accompagne cette deuxième écoute.
Je m’assois à côté du Seigneur pour lui parler directement. Je me suis peut-être effondrée à cause de mes fautes, mais le Seigneur m’accueille avec tendresse.
Notre Père, qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation
mais délivre-nous du Mal.
Amen
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen
Sois fort, sois fidèle de Choeur de l'abbaye saint Benoît d'En Calcat
«Hymne pour la liturgie des heures» © Choeur de l'abbaye saint Benoît d'En Calcat Voir le site de ADF-Bayard Musique