« Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère. » Mc 6, 14-29
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[tiempoLiturgico] => Vendredi de la 4ème semaine du Temps Ordinaire
[fecha] => Feb 6, 2026
[titulo] => Saint Paul Miki et ses compagnons, martyrs
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Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen
Nous écoutons la “Complainte des Martyres”par Anne Cayre.
Bien loin que la guillotine Me cause quelque frayeur, Que son aspect me chagrine Et puisse troubler mon cœur, Mon Dieu me fait voir en elle Un moyen bien précieux Qui par une voie nouvelle Me conduit droit dans les cieux.
Si la voix de la nature Me parlait un peu trop fort, Si l'aspect de la torture Me faisait craindre la mort ; Mon époux qui toujours veille A mon solide bonheur Par sa bonté non pareil Deviendra mon protecteur.
Si je crains pour ma faiblesse En Dieu je mets mon espoir ; J'attends tout de sa tendresse Ma force est dans son pouvoir Il anime mon courage En m'appelant au combat. Ma vigueur est son ouvrage, Oh ! je ne m'y méprends pas.
Non, non, je n'ai rien à craindre, Aidée d'un si bon secours. Ingrate dois-je me plaindre, Si Dieu me soutient toujours ? Si la guillotine inquiète L'esprit faible, un faible cœur : Je peux craindre sa toilette, Sa fin ne me fait pas peur.
La lecture de ce jour est tirée du chapitre 6 de l'Évangile selon saint Marc.
En ce temps-là, comme le nom de Jésus devenait célèbre, le roi Hérode en entendit parler. On disait : « C’est Jean, celui qui baptisait : il est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi des miracles se réalisent par lui. » Certains disaient : « C’est le prophète Élie. » D’autres disaient encore : « C’est un prophète comme ceux de jadis. » Hérode entendait ces propos et disait : « Celui que j’ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité ! » Car c’était lui, Hérode, qui avait donné l’ordre d’arrêter Jean et de l’enchaîner dans la prison, à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe, que lui-même avait prise pour épouse. En effet, Jean lui disait : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère. » Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mourir. Mais elle n’y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ; cependant il l’écoutait avec plaisir. Or, une occasion favorable se présenta quand, le jour de son anniversaire, Hérode fit un dîner pour ses dignitaires, pour les chefs de l’armée et pour les notables de la Galilée. La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai. » Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume. » Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu’est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit : « La tête de Jean, celui qui baptise. » Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. » Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment et des convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison. Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. Ayant appris cela, les disciples de Jean vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.
1. « Certains disaient »… « D’autres disaient encore ». A mesure que le nom de Jésus devient célèbre, il devient urgent de percer le mystère de son identité : est-il Élie, ou Jean qui revient ? Je me rends sensible à ce buzz. Qui est ce Jésus ?
2. « Jean le voilà ressuscité ! » Le nom de Jean hante l’esprit d’Hérode. Que ressent-il alors qu’il rejoue dans sa tête le scénario qui a mené à la mort du Baptiste. Grâce à l’imagination, j’accompagne Hérode dans un examen de conscience.
3. Et moi, dans tout cela ? Qu’en est-il de ma vie ? Y a-t-il des situations où j’ai délibérément choisi l’injustice ? J’examine ma propre conscience, je déroule les étapes qui conduisent à la mauvaise décision. J’essaie d’en tirer un enseignement.
En écoutant une deuxième fois ce passage, je me rends sensible au drame de la scène : les chants, le vin, la danse… Et la mort du Baptiste.
Séduction, serment, ordre… Le récit contient tous les éléments d’une bonne série politique ! Après avoir contemplé cette scène, je regarde Jésus, l’Agneau de Dieu qui s’incarne au sein des affaires humaines. Qu’ai-je à lui dire ?
Âme du Christ, sanctifie-moi. Corps du Christ, sauve-moi. Sang du Christ, enivre-moi. Eau du côté du Christ, lave-moi. Passion du Christ, fortifie-moi. Ô bon Jésus, exauce-moi. Dans tes blessures, cache-moi. Ne permets pas que je sois séparé de toi. De l’ennemi perfide, défends-moi. À l’heure de ma mort, appelle-moi. Ordonne-moi de venir à toi, pour qu’avec tes Saints je te loue, toi, dans les siècles des siècles. Amen
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen
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Aujourd'hui, nous sommes le vendredi 6 février, et nous fêtons saint Paul Miki et ses compagnons, martyrs du Japon. En effet, le 5 février 1597, 26 Chrétiens japonais sont crucifiés sur une colline de Nagasaki. Parmi ces martyrs figure Paul Miki, jeune frère jésuite. Sur la croix, il osera ces mots : « Que le Christ vous guide au bonheur ! » Aujourd’hui, je me joins à cette demande de grâce.
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen
Nous écoutons la “Complainte des Martyres”par Anne Cayre.
Bien loin que la guillotine Me cause quelque frayeur, Que son aspect me chagrine Et puisse troubler mon cœur, Mon Dieu me fait voir en elle Un moyen bien précieux Qui par une voie nouvelle Me conduit droit dans les cieux.
Si la voix de la nature Me parlait un peu trop fort, Si l'aspect de la torture Me faisait craindre la mort ; Mon époux qui toujours veille A mon solide bonheur Par sa bonté non pareil Deviendra mon protecteur.
Si je crains pour ma faiblesse En Dieu je mets mon espoir ; J'attends tout de sa tendresse Ma force est dans son pouvoir Il anime mon courage En m'appelant au combat. Ma vigueur est son ouvrage, Oh ! je ne m'y méprends pas.
Non, non, je n'ai rien à craindre, Aidée d'un si bon secours. Ingrate dois-je me plaindre, Si Dieu me soutient toujours ? Si la guillotine inquiète L'esprit faible, un faible cœur : Je peux craindre sa toilette, Sa fin ne me fait pas peur.
La lecture de ce jour est tirée du chapitre 6 de l'Évangile selon saint Marc.
En ce temps-là, comme le nom de Jésus devenait célèbre, le roi Hérode en entendit parler. On disait : « C’est Jean, celui qui baptisait : il est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi des miracles se réalisent par lui. » Certains disaient : « C’est le prophète Élie. » D’autres disaient encore : « C’est un prophète comme ceux de jadis. » Hérode entendait ces propos et disait : « Celui que j’ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité ! » Car c’était lui, Hérode, qui avait donné l’ordre d’arrêter Jean et de l’enchaîner dans la prison, à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe, que lui-même avait prise pour épouse. En effet, Jean lui disait : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère. » Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mourir. Mais elle n’y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ; cependant il l’écoutait avec plaisir. Or, une occasion favorable se présenta quand, le jour de son anniversaire, Hérode fit un dîner pour ses dignitaires, pour les chefs de l’armée et pour les notables de la Galilée. La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai. » Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume. » Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu’est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit : « La tête de Jean, celui qui baptise. » Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. » Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment et des convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison. Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. Ayant appris cela, les disciples de Jean vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.
1. « Certains disaient »… « D’autres disaient encore ». A mesure que le nom de Jésus devient célèbre, il devient urgent de percer le mystère de son identité : est-il Élie, ou Jean qui revient ? Je me rends sensible à ce buzz. Qui est ce Jésus ?
2. « Jean le voilà ressuscité ! » Le nom de Jean hante l’esprit d’Hérode. Que ressent-il alors qu’il rejoue dans sa tête le scénario qui a mené à la mort du Baptiste. Grâce à l’imagination, j’accompagne Hérode dans un examen de conscience.
3. Et moi, dans tout cela ? Qu’en est-il de ma vie ? Y a-t-il des situations où j’ai délibérément choisi l’injustice ? J’examine ma propre conscience, je déroule les étapes qui conduisent à la mauvaise décision. J’essaie d’en tirer un enseignement.
En écoutant une deuxième fois ce passage, je me rends sensible au drame de la scène : les chants, le vin, la danse… Et la mort du Baptiste.
Séduction, serment, ordre… Le récit contient tous les éléments d’une bonne série politique ! Après avoir contemplé cette scène, je regarde Jésus, l’Agneau de Dieu qui s’incarne au sein des affaires humaines. Qu’ai-je à lui dire ?
Âme du Christ, sanctifie-moi. Corps du Christ, sauve-moi. Sang du Christ, enivre-moi. Eau du côté du Christ, lave-moi. Passion du Christ, fortifie-moi. Ô bon Jésus, exauce-moi. Dans tes blessures, cache-moi. Ne permets pas que je sois séparé de toi. De l’ennemi perfide, défends-moi. À l’heure de ma mort, appelle-moi. Ordonne-moi de venir à toi, pour qu’avec tes Saints je te loue, toi, dans les siècles des siècles. Amen
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen
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